LA FUSÉE COCAVIC
M (2+1,5)L
À FLUX D'AIR INVERSÉ
Revenons ici sur les lancements de notre dernière fusée à Flux d'Air Inversé
(FAI), dont les vols sont visibles en vidéos
sur le présent site. Voici cette fusée :

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DESCRIPTION
La Cocavic haute de 99 cm, est composée en partie pressurisée de deux
bouteilles PET :
-en haut une bouteille carrée de Volvic "Thé à la pèche" de 1,25 L
ressoufflée ronde à 1,75 L (travail au décapeur thermique, à 1 ou 2 bars de
pression interne)
-en bas une bouteille de Coca de 2 L
Ces deux bouteilles sont "abouchées" ensemble, le goulot Coca
rentrant dans le goulot Volvic.
Le bouchon Coca, défoncé pour permettre le passage de la technopipe, serre un
joint torique. Ce sous-ensemble, opérant comme un presse étoupe, assure
l'étanchéité haute de ladite technopipe.
La tuyère d'éjection est un connecteur rapide mâle-mâle d'arrosage Gardena,
collé au mastic Polyuréthanne sur le fond de la bouteille Coca ressoufflé
hémisphérique.
Le conteneur parachutal modulaire se dresse au sommet de la fusée. La
temporisation du parachute est assurée classiquement par un minuteur Mc Do. Ce
système ne nous a jamais trahis depuis sa création.
Une jupe porte le petit empennage.
Rappelons en effet que la technologie "à Flux d'Air Inversé" (FAI)
utilisée pour cette fusée permet le stockage de l'eau dans la bouteille haute,
alors que l'air reste dans la bouteille basse, ce qui élève notablement le
centre des masses de l'engin durant la propulsion et autorise donc le montage
de très petites ailettes (nos fusées à eau en ressemblent beaucoup plus aux
vraies fusées) (voir sur cette technologie probablement exclusive les autres
pages de ce site Go Mars ! à "Les
Techno-fusées"
HISTORIQUE DES VOLS
Le premier vol de la Cocavic M a été effectué non loin de Camaret le 1er Août
02, à la pression minime de 5 bars.
Ce premier vol avait pour but de valider, avant une destruction toujours
possible, l'ensemble de la conception et surtout les derniers progrès
technologiques dont l'engin bénéficie (collage aisé, choix des tubes PVC dans
le réseau commercial, choix des bouteilles, tenue et étanchéité externe de
"l'abouchage" des bouteilles, càd la fixation des deux goulots entre
eux, étanchéité interne "haute" par presse étoupe minute,
architecture générale, marge statique, âge du capitaine des pompiers ergoliers,
etc).
Il convenait également de valider la dernière grande nouveauté : L'utilisation
d'un "mégaphone" (un cône divergent) sur la moitié de la hauteur de
l'aéroduc (là où la forme de la bouteille supérieure le permet, càd à quelque
hauteur au-dessus de l'abouchage) (d'où cette appellation de Cocavic
"M").
Ce premier vol à 5 bars s'est déroulé très correctement, sauf que :
-la fusée (dont le départ a été majestueusement lent) a fait très franchement
face au vent, qui était très fort (stabilité très forte en début de propulsion,
cause centrage "haut" des masses, à plein) (inutile de préciser que
nos fusées sont toujours lancées sans rampe de lancement).
-par modestie et par précaution, le parachute avait été réglé beaucoup trop tôt
; il s'est ouvert en pleine ascension balistique et en a perdu 4 de ses 8
suspentes. Le retour au sol s'est fait cependant sans trop de dégâts.
C'était déjà un résultat formidable et très probant.
Le deuxième vol, à 6 bars, s'est mieux déroulé, bien que la culmination se soit
faite avec pas mal de vitesse horizontale, toujours à cause de la forte
stabilité au départ. Mais cette fois-là le parachute, mieux temporisé, a
tenu.
J'ai alors décider de mettre fin à cette série triomphale, afin de réfléchir
aux évolutions possibles et visionner les images des deux vols (captées à
seulement 10 images/seconde sur un appareil photo numérique) Vidéo.
Les marges d'évolutions paraissaient donc enthousiasmantes, sur ce modèle
évidemment entièrement démontable et dont je m'honore d'avoir enfin mis au
point des méthodes de fabrication agréables.
Autres vols d'exploration : Depuis ces deux lancements, la même fusée a volé à
Chalonnes/Loire sous l'appellation Cocavic MC ("C" pour
"Convergent", car je venais de réussir à fabriquer un petit
convergent qui améliore l'écoulement à l'entrée de la tuyère Gardena)(ce
convergent est fait de deux pièces en Polyéthylène soudées ensemble par mes
soins inexperts mais étonnés !).
Le troisième vol, précipité à la suite d'une fuite du pas de tir (pression 2 à
3 bars au moment du lancement ?) a cependant ramené la fusée en bon état.
Le quatrième vol s'est fait à la pression de 7 bars : Magnifique et
impressionnant. Un court instant j'ai eu l'impression, l'arrachement de l'engin
étant tellement lent, qu'il ne monterait pas très haut. Mais non : Cette
lenteur de décollage est une des caractéristiques des fusées à tuyères
réduites, qui récupèrent ailleurs (je ne sais où exactement) un excellent
potentiel de gain en altitude.
Fuites externes d'eau insignifiantes et qui se répareront toutes seules pour la
préparation du vol suivant. Aucune fuite interne.
Pour le cinquième vol, à 8 bars, le compte à rebours a été interrompu, à - 5
secondes, par la désolidarisation intempestive de la bouteille supérieure
(après 4 vols au total, donc). Sans conséquences graves. D'ailleurs, de nettes
marges de progrès existent dans le travail du bouchon Volvic fautif, dont le
défonçage a laissé s'échapper la grande collerette Coca.
Calculs : J'ai fait également les premiers calculs de mécanique des fluides,
dans le but d'optimiser les sections de l'aéroduc et de l'aqueduc (voir cette
pièce essentielle sur notre site...) Mais je recherche toujours de l'aide sur
ce point.
Projets : Dans l'avenir, la Cocavic MC devrait recevoir naturellement un
deuxième étage, la fusée Tubul R (R pour "Rehausseur"), qui sera
libérée par un système sans doute exclusif et d'une simplicité désarmante. Un
petit problème m'a empêché de tester cette Tubul R cet été dans sa version
étage unique (càd sans le dispositif de confinement des deux ergols obligatoire
durant la phase de freinage aérodynamique qui suit immédiatement la phase
propulsive d'un éventuel premier étage)(Le Millenium américain, qui détient le
record d'altitude, dispose d'un tel système).